Lipopette reprend la mer : quand l’âme d’un Lagoon 450 vaut mieux qu’un bateau neuf

Il y a des bateaux qu’on oublie pas. Lipopette est de ceux-là. Et aujourd’hui, plutôt que de le remplacer comme on le ferait d’un simple équipement, VogFleet a décidé de lui offrir ce que seuls les grands méritent : une seconde vie.


Un Lagoon 450 pas comme les autres

Cela fait plus d’une décennie que Lipopette fend les vagues, grince dans les grains, et danse sous les alizés. Mais ce qui le distingue vraiment, ce ne sont pas ses caractéristiques techniques, c’est son palmarès. Au moins 7 transatlantiques aller-retour. Sept fois l’Atlantique dans un sens, sept fois dans l’autre.

À son bord se sont succédé des skippers aguerris, des équipages de première transat, des familles en quête d’horizon… Chacun a laissé quelque chose à bord : une anecdote, une égratignure sur le winch, un souvenir accroché aux filières. Dans la communauté Vogavecmoi, Lipopette a ce statut particulier qu’on ne décrète pas mais qu’on ressent. Il a, comme disent les marins qui l’ont fréquenté, un merveilleux karma.

Combien de levers de soleil au large des Canaries ? Combien de dauphins croisés à l’étrave entre Mindelo et la Martinique ? Lipopette ne compte plus. Et c’est exactement pour ça qu’on ne pouvait pas simplement le réformer.

Pourquoi le refit plutôt que le neuf ? Le pari de la voile durable

Avec le refit, on ne jette pas ce qui peut être régénéré. On ne remplace pas ce qui peut être amélioré. On lui offre les standards d’aujourd’hui sans effacer l’histoire qui en fait sa valeur.

Là où la majorité du secteur renouvelle sa flotte par réflexe commercial, nous avons décidé d’assumer une vision à long terme. Cela en cohérence avec les attentes d’une clientèle de plus en plus consciente de son impact environnemental.

Mais ce qui donne une dimension industrielle à cette démarche, c’est le soutien du Groupe Bénéteau. Le leader mondial de la construction nautique a inscrit dans sa stratégie de durabilité la prolongation de la vie de ses produits. En s’inscrivant dans ce partenariat, VogFleet s’aligne sur une vision portée par les plus grands acteurs de la filière. Quand Bénéteau valide cette approche, c’est tout le secteur nautique qui reçoit un signal fort. Pour nos membres c’est une garantie supplémentaire : choisir VogFleet ou Vogweek, c’est choisir un opérateur qui pense à l’avenir du nautisme.

Le convoyage : Lucas, co-navigateur Vogavecmoi, prend le large vers Tunis

Envoyer Lipopette en Tunisie, c’était d’abord une aventure humaine avant d’être une opération logistique. Et pour la raconter, VogFleet a fait un choix qui nous ressemble. On a invité Lucas, jeune co-navigateur et photographe à embarquer pour l’occasion.

Lucas c’est tout d’abord un membre engagé de notre communauté. C’est un passionné de mer et d’image, avec dans les yeux cette soif d’aventure qu’on retrouve indégnablement chez Vogavecmoi. Quand VogFleet lui a proposé de rejoindre l’équipage pour ce convoyage vers la Tunisie, la réponse n’a pas tardé.

Pour lui, c’était l’occasion de vivre une vraie traversée, les mains dans les écoutes et l’objectif pointé sur tout ce que la mer et le bateau avaient à raconter. Pour nous, c’était la certitude que le voyage de Lipopette serait documenté avec l’honnêteté et la sensibilité qu’il méritait.

Le résultat, c’est un récit photographique et vidéo d’une rare authenticité : les manœuvres, les escales, les visages de l’équipage, et cette atmosphère particulière qui entoure un bateau qu’on sait en route vers sa renaissance. Lucas a capturé tout ça avec le regard de quelqu’un qui retrouve la mer et le grand large.

Le chantier : une renaissance pièce par pièce

Arrivé sur le chantier Bénéteau, Lipopette a été pris en charge par une équipe de spécialistes dont le métier est précisément de redonner vie à ces bateaux. Le travail qui s’effectue là-bas est minutieux, exigeant, à la frontière entre l’artisanat de haute précision et l’ingénierie nautique.

Coques, pont, accastillage, équipements intérieurs, motorisation, systèmes électriques : rien n’échappe au diagnostic, rien n’est laissé au hasard. Chaque élément est évalué, soit remis à neuf, soit remplacé par des composants répondant aux standards actuels. L’objectif est de lui redonner la robustesse qui permettront à de nouveaux équipages faire de nouvelles navigations.

C’est là que réside la beauté du refit : ce n’est pas du replâtrage. C’est une reconstruction raisonnée, qui respecte ce qui tient encore et renforce ce qui doit l’être. Le savoir-faire humain au service de la durée de vie.

Bientôt : le documentaire Lipopette

L’histoire de Lipopette méritait d’être racontée en entier. Un vrai documentaire, qui suivra toute l’aventure de bout en bout.

Du convoyage de Lucas jusqu’au retour en flotte, en passant par les séquences de chantier et les témoignages de ceux qui ont navigué avec lui, ce film sera une lettre d’amour au nautisme durable. Nous avons recueilli les voix de skippers, de clients, de membres de l’équipe Vogavecmoi pour qui Lipopette n’est pas un numéro de flotte mais un compagnon de route.

Ceux qui l’ont connu reconnaîtront son cockpit, ses winches, son assurance. Et ceux qui ne l’ont pas encore rencontré comprendront pourquoi certains bateaux valent bien plus que leur cote argus.

🎬 Le documentaire arrive bientôt. Pour ne rien manquer de sa sortie, suivez Vogavecmoi sur Instagram ou inscrivez vous à notre Newsletter.

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